Cher Lulu,
C’est au nom d’une communauté qui t’aime et qui te pleure que je prends la parole aujourd’hui, celle de la Tour – Roussillon, de Clans, de Gattières et d’ailleurs, de tes amis du Carrétoun, de Adot, du Ventaïre, des chasseurs et bien d’autres.
Tu as choisi de nous quitter de façon si brutale et si rapide, à ton image. En effet, du n’avais de cesse de nous surprendre avec tes inventions géniales à la MacGyver…. Tes petits trucs qui nous sortaient de situations bien délicates réparant ça et là les objets défectueux ou inventant la machine à cuire le Méchouï grâce à une manivelle mécanique… c’était pour fêter ta retraite et tes 55 ans, entouré de tous tes amis.
Lulu et Monique, Monique et Lulu, les inséparables… Vous étiez présents, avec Arielle, à toutes nos soirées et à tous nos rendez-vous amicaux. Je ne peux donc pas en faire la liste qui serait trop longue, mais je retiendrai cependant quelques événements marquants.
Le Carnaval au cours duquel tu imitais si bien Bob Marley et les Gipsy King.
La Transvésubienne lorsque tu t’improvisais mécano pour la plus grande joie des vététistes et la veille, lors du camping, comme d’habitude tu étais notre cuistot et grâce à ton ingéniosité on a pu boire le café. Et cette année, je garde ton image, sous un grand parapluie, aux côtés des petits Kim, Mirco, Paul, à qui tu as donné le bâton pour tourner les pâtes dans la grosse marmite : cette transmission des recettes tu aimais l’exercer… C’était aussi le cas, avec Chantal pour la confection de la traditionnelle Soupe au Pistou.
Pour la Fête de la Musique, tu étais le spécialiste du barbecue mais tes talents de cuisinier tu les exerçais aussi pour nous faire déguster la Socca et les délicieuses pizzas cuites dans ton four à bois, ou pour réaliser l’Aïoli géant à Clans.
Et puis, tu te ressourçais au campement du Serré, ton havre de Paix, où tu avais remonté les murs en pierres sèches, dans la pure tradition des anciens. Avec Monique, vous avez entretenu les oliviers et fait vous-même l’huile de votre récolte. Le Moulin, un autre passe-temps, dans lequel tu t’étais engagé. Je te revois encore au Cabanon, cet été lorsque, avec les Belettes, nous admirions le ciel et les étoiles, et révisions notre géographie locale en observant les lumières de la Roquette-sur-Var.
Il y avait aussi les soirées Glaces improvisées chez Michel et les voyages auxquels tu avais pris goût : l’Espagne, Paris…, sans oublier le bricolage.
Tu étais proche de la nature avec la chasse, le potager et les animaux (chiens, chat), mais ton côté plus intime et caché reste à mes yeux ton coin de jardin réservé aux plantes et aux fleurs, le bassin des poissons rouges, et la volière et ces oiseaux magnifiques et colorés, aux chants mélodieux…
Enfin, attaché aux traditions, tu aimais te rendre à Sainte-Anne, à Saint-Jean lors des pèlerinages ou plus récemment au Col de l’Abeille pour l’inauguration de l’Oratoire. Cette foi me laisse penser que tu es au Ciel, avec nos anciens et que tu veilles sur nous.
Ta grande gueule, tes jurons à la manière du Capitaine Haddock, ton humour « pince sans rire » et tes éclats de rires vont nous manquer. Nous avons partagé tant de choses, de mauvais et de bons moments…
En résumé, sous une carapace rustre, tu étais un émotif, joyeux malgré les épreuves, épicurien, fidèle en amitié, altruiste, aimant le partage et bénévole dans de nombreuses associations, profondément attachant…
Ton grand amour : Monique. Ta fierté, tes trois enfants…
A Paulette, à tes frères, à toute ta famille, à tes amis,
Et tout particulièrement à Monique, Virginie, Philippe et Christophe, nous présentons nos sincères condoléances, et vous assurons de notre profonde amitié.
Lulu, tu seras toujours parmi nous, nous ne t’oublierons pas…










